Peintures        

de  Shuang Gao

Gao Shuang est née à Pékin en 1976.

Issue d'une famille de lettrés et d'artistes, elle pratique l'art de la peinture chinoise traditionnelle depuis l'âge de huit ans.

 

Études et diplômes  

- 2007 : MASTER en Lettres, Langue et Arts, mention Etudes Culturelles (France, Montpellier)

- 1998 : MAITRISE (Bac + 4) Faculté des Beaux-Arts de l’Université de Tsinghua (Pékin)

 

Actuellement : Professeur de peinture et de calligraphie chinoise traditionnelles dans l’association Alliance des artistes chinois de Montpellier depuis 2003.

Shuang Gao 2011

 

      

La présentation de SHUANG GAO 

 

 

 

J’ai tracé mon premier trait calligraphe à l’âge de 8 ans. Un long cheminement commence alors durant lequel j’apprends à peindre en maitrisant les techniques picturales classiques chinoises. Le pinceau, mais aussi le bois, l’argile et la pierre deviennent les alliés de mon expression artistique.

 

Je quitte la Chine pour la France. Nourrie de ces deux cultures, vient alors le moment de définir mes pratiques d’arts plastiques : j’oriente donc mes recherches vers le spirituel et le spontané.

 

Pendant ces années de développement artistique, j’expérimente en même temps  d’autres domaines, comme l’enseignement artistique, le journalisme, l’illustration, l’organisation d’évènements culturels. J’étudie de façon plus approfondie la philosophie taoïste et bouddhiste, la sociologie, l’histoire…

 

Très curieuse et passionnée de nature, mon projet artistique, enrichi de toutes ces expériences diverses, s’oriente définitivement vers l’Elan vital.

 

Je tiens aujourd’hui mon équilibre à la juste frontière entre la maîtrise de l’encre et du pinceau (technique traditionnelle de la peinture chinoise) et ce que je nommerai l’abandon du pinceau, me réservant ainsi la liberté de transgresser librement cette frontière. Car pour moi, la maîtrise du pinceau est une libération incontournable aux exercices cérébraux des contraintes matérielles.  Mais l’abandon de cette maîtrise ouvre paradoxalement la porte à une autre liberté  grâce à la spontanéité.

 

Je cherche ainsi le lien entre les trois souffles vitaux[1], le vide médian et la théorie de l’unique trait du pinceau de Shitao (1641-1719).

 

Mes peintures sont une sorte d’abandon de l’ordre esthétique et pictural à la métaphysique. Elles évoquent des paysages soit chaotiques en conflits violents et désordonnés, soit plongés dans une sorte de plénitude harmonieuse enfouie. J’invite obstinément  à visiter mon « Non-dit », à pénétrer dans ce donnant lieu de toutes les possibilités vers l’émergence.  Cet instant d’épanouissement est englouti  par le Vide-médian2 qui possède l’ultime pouvoir de la création sans jamais se figer.

 

Chacune de mes peintures est un  dialogue permanent entre le « Soi » et le « Non soi ».

 

« La voie qui peut être exprimée par la parole n'est pas la Voie éternelle ; le nom qui peut être nommé n'est pas le Nom éternel.

 

(L'être) sans nom est l'origine du ciel et de la terre ; avec un nom, il est la mère de toutes choses.

 

C'est pourquoi, lorsqu'on est constamment exempt de passions, on voit son essence spirituelle ; lorsqu'on a constamment des passions, on le voit sous une forme bornée.

 

Ces deux choses ont une même origine et reçoivent des noms différents. On les appelle toutes deux profondes. Elles sont profondes, doublement profondes. C'est la porte de toutes les choses spirituelles. »[2]

 

Les œuvres que je présente ici sont une série d’aquarelles sur papier Xuan cru aux écorces d’ébène. Les pigments respectent scrupuleusement  la tradition chinoise. Chaque aquarelle est marouflée sur soie[3]. 

 

"Vide

J'observe

Ma tasse de thé…"

 

 

[1] Selon la juste vision du Tao, le Vide médian intervient chaque fois que le Yin et le Yang sont en présence. Drainant la meilleure part des deux, il est ce troisième souffle qui élève l'un et l'autre vers une transformation créatrice et leur permet de se dépasser - tant il est vrai que l'accomplissement de chacun n'est point en soi, mais en avant de soi.

 

[2] Tao Te King. Le livre de la voie et de la vertu / Lao-Tseu/ chapitre 1

 

[3] Le papier ayant été inventé en Chine, les techniques de marouflages y sont apparues assez tôt pour présenter et préserver les œuvres.

Le marouflage, appelé « biǎobèi » (裱褙) mais également biǎobēi (表背), zhuāngbēi (装背) ou encore zhuāngbiǎo (装裱) est apparu il y a environ 1 700 ans. Vers 907 - 923, le marouflage consistait alors principalement à encoller le papier d'une œuvre de calligraphie ou de peinture sur un papier de type différent, afin d’apporter à l’œuvre un champ dimensionnel parallèle.

 

Shuang Gao 2011-2

Shuang Gao 2012

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Shuang Gao 2013

Shuang Gao 2013

Shuang Gao 2014

L'atelier de Shuang Gao

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